Histoire rapide de la virtualisation

Si la virtualisation fut développée durant la fin des années 70 par IBM et le MIT (avec l’IBM 4331 et 4341 qui possède un « accélérateur VM », nom donné à l’époque aux logiciels de virtualisation), c’est plutôt dans les années 90 que l’on verra apparaître pour le grand public des embryons de virtualisation sur les ordinateurs personnels (PC).

Il était alors même possible de faire de la virtualisation hardware (matérielle) en ajoutant des processeurs, cartes réseaux, etc.

La percée la plus notable de l’époque revient aux ordinateurs Amiga (et ses processeurs pourtant variés en architectures tels que le 80386 et 80486, ou encore 68xxx ou PPC) sur lesquels on pouvait lancer d’autres systèmes d’exploitation comme Mac OS, Linux ou Windows, tout en restant multitâche sur le système d’exploitation hôte AmigaOS.

virtualisation amiga
Ci-dessus, le système d’exploitation AmigaOS (Workbench) : même si cela reste difficilement croyable, une exploitation si performante de la technologie de la virtualisation n’a encore jamais été égalée de nos jours grâce à ces ordinateurs hors-normes.

C’est à la moitié des années 90 que tout s’accélèrera : beaucoup d’utilisateurs se mirent à émuler sur leurs ordinateurs à architecture x86 des plus vieux ordinateurs des années 80. La popularité de la virtualisation s’explique entre autre par le franc succès de l’émulation de consoles telles que la NES, SNES ou Neo-Geo AES.

Nous pouvons également citer les émulations de machines Atari, Amiga ou Amstrad (déjà à l’époque) pour le fun et par nostalgie, chose que l’on retrouve toujours de nos jours avec VirtualBox.

C’est sous cette forte impulsion que VMware développa son système propriétaire du même nom à la fin des années 90 pour dominer ce marché jusqu’au début des années 2000. VMware permettait alors de faire des virtualisations logicielles des architecture x86 sur des machines x86, tout comme de nombreux autres logiciels qui sont encore aujourd’hui des grands noms de ce domaine.

Beaucoup de logiciels de virtualisation étaient propriétaires et pourtant gratuits, tels que VMware Server, VirtualPC ou Virtual Server, mais ce sont aussi des logiciels open source gratuits qui finirent de populariser la virtualisation de système x86 (sous architecture x86) avec Linux-VServer, KVM, QEMU, Bochs, Xen et… VirtualBox.

choix des différents systèmes

À la seconde moitié des années 2000, ce sont carrément les fabricants de processeurs x86 (Intel et AMD) qui ajoutèrent d’office une virtualisation matérielle dans leurs gammes de produits. On peut en effet tirer avantage de son processeur auquel les fabricants ajoutent désormais des moyens de simplification de la virtualisation logicielle en réduisant la dégradation des performances dûe justement à la virtualisation.

VirtualBox a été de son côté conçu en Allemagne et proposé par Innotek GmbH sous licence propriétaire, ce qui permettait de proposer au grand public un produit gratuit dans le but d’essayer le logiciel pour une utilisation personnelle.

Il faudra alors attendre 2007 pour voir une version nommée VirtualBox Open Source Edition (OSE) comme logiciel totalement gratuit sous licence GNU General Public License (version 2).

Si Innotek GmbH n’est pas un nom qui vous rappelle quelque chose, c’est pourtant une société qui a contribué au développement du support de la virtualisation d’OS/2 (IBM) et de Linux, ainsi que des ports OS/2 des produits fabriqués par Connectix (société plus tard rachetée par Microsoft). Mais Innotek GmbH développa également tout le code des « packs d’extensions » (nous verrons cela plus en détail un peu plus loin) pour Windows Virtual PC et Microsoft Virtual Server, ce qui rendit possible de nombreuses interactions entre systèmes d’exploitation hôtes et systèmes d’exploitation virtualisés, comme les claviers partagés ou la possibilité de faire des copier/coller entre systèmes.

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